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A quoi servent les associations ?

Publié le Mis à jour le

Logos de quelques associations environnementales
Logos de quelques associations environnementales

Certains pensent que les associations pour l’environnement ont pour unique but de les emmerder. Un mode de vie bien vain en vérité… D’autres pensent que c’est une manière d’exprimer une sorte de douce folie à la mode des « bobos écolos », ou encore de se donner bonne conscience (« je pollue mais je suis membre d’une association de protection des oiseaux alors ça va, je compense… »).

N’en déplaise à tous ces idiots qui savent bien sûr mieux que les autres, sans faire le moindre effort intellectuel cela va sans dire, les associations environnementales ont plus d’une raison d’être, et plusieurs causes légitimes d’agir (s’il en fallait).

Nul ne remettra en doute – sans passer pour un demeuré soyons clairs – le fait avéré suivant : les conséquences du développement démographique pèsent de plus en plus sur l’environnement. Un diagnostic terrifiant découle de ce postulat : le processus de destruction de la nature s’accélère. Les associations environnementales, conscientes de ce danger, partagent une même éthique : une profonde conscience d’une responsabilité pour les générations futures. Leur but ? Changer le cours des choses. Tout simplement.

Voyons un peu comment…

L’association permet de créer les conditions d’une rencontre entre l’Homme et la Nature

La première action de l’association environnementale est d’inviter le public à découvrir la nature par le biais de guides nature, d’écotourisme, d’animations scolaires, bref d’éducation à l’environnement. En fournissant du matériel et en mettant à disposition des compétences, l’association facilite la découverte de la nature pour tous.

De fait, le grand public acquiert un autre regard sur la nature qui se retrouve valorisée. Il prend ainsi conscience de sa valeur et de sa fragilité, et donc de la nécessité de la protéger de la pression anthropique. L’association lui donne ensuite les moyens de passer à l’acte en agissant concrètement pour la sauvegarde de la biodiversité : bénévolat, écovolontariat (missions courtes), chantiers nature…

L’association environnementale prouve à tous que l’on peut changer les choses. La destruction de la nature n’est pas inéluctable si chacun contribue à la sauver.

Les outils de l’association

En premier lieu, une association doit recruter le plus de membres possible, toujours, afin de mieux faire percoler ses valeurs.

Elle peut engager différentes actions :

– économique : boycott, éco-label
– administrative : traité international, intervention sur un Plan Local d’Urbanisme
– politique : lobbying local à européen,
– scientifique : programmes pour la biodiversité,
– foncière : acquisitions ou legs,
– juridique : symbolique et veille,
– éducative : enseignement,
– sociale : prosélytisme, débat public,
– médiatique : communiqués et actions.

L’évolution des mentalités

Logos des Parcs Nationaux et Régionaux de France
Logos des Parcs Nationaux et Régionaux de France

Les années 1950 connurent l’intensification de l’agriculture. Les années 60 l’industrialisation à grande échelle. Tout ceci a conduit à l’accélération des dispositifs de protection de l’environnement, et à la création du premier Parc National en 1963 (Vanoise). Le ministère de l’environnement quant à lui vit le jour en 1971.

Il faut savoir que l’évolution des mentalités est généralement plus rapide dans l’opinion publique que chez les élus. En gros, la société évolue, les mentalités suivent ce mouvement, et pour finir le gouvernement entérine ce changement par une nouvelle loi.

L'évolution de la législation fait suite à l'évolution des mentalités
L’évolution de la législation fait suite à l’évolution des mentalités
La logique pécuniaire...
La logique pécuniaire…

Aujourd’hui, on peut se féliciter de l’énorme prise de conscience de l’écologie par le grand public. Des termes comme « biodiversité » ou « changement climatique » font dorénavant partie du vocabulaire usuel et ne sont plus l’apanage de quelques spécialistes. La protection de la nature est un besoin vital qui est bien encré dans les mentalités. Mais, malgré cette prise de conscience de masse, la volonté politique se fait encore attendre. Pire, l’intérêt de quelques uns prime encore sur la sauvegarde de l’environnement (ce qui revient à dire que l’intérêt pécunier à court terme est privilégié à l’avenir de l’humanité sur la Terre). Aberrant, n’est-ce pas ? Les associations environnementales ont donc encore beaucoup de pain sur la planche. Sans oublier qu’il faut encore et toujours lutter contre tous les obscurantismes et les superstitions, qui plombent tous les débats d’une manière générale, y compris ceux liés au développement durable.

Pour connaître les associations environnementales, vous trouverez une liste (non exhaustive évidemment) sur le site de Carnivores et alors.

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